DOMAINES D'ACTIVITÉ

Pré et post-partum

La grossesse et l’accouchement entraînent plusieurs modifications du corps de la femme. C’est aussi un bouleversement dans la vie d’un couple et de sa sexualité.

Les suites de couches peuvent être rendues inconfortables par divers problèmes tels que douleurs au niveau des cicatrices (épisiotomie, déchirure périnéale), hémorroïdes, sécheresse vaginale, tensions dans le dos, la nuque, etc.

Tous ces maux peuvent s’accumuler alors que la mère s’attendait à se sentir simplement comblée !

Dans notre société, le repos n’est pas valorisé alors qu’il est nécessaire dans les premières semaines après l’accouchement, afin de permettre une bonne récupération des articulations et ligaments de la région pelvienne.

Voici quelques conseils :

•    Lutter contre la pesanteur : s'allonger fréquemment pendant la journée, éviter de porter des charges lourdes.

•    Éviter la constipation

•    Respirer profondément et expirer lors d'efforts.

•    Adopter de bonnes positions au quotidien, notamment pour allaiter, donner le biberon ou porter son bébé.

•    Limiter les pressions abdominales (cf. conseils): éviter les abdominaux classiques et les sports hyperpressifs : course à pied, aérobic, gymnastique, volleyball, etc.

•    Mobiliser les cicatrices en réalisant des contractions douces du périnée et des respirations amples.

•    Utiliser une ceinture physiomat® pour diminuer les douleurs du dos et du bassin.

•    Utiliser un lubrifiant pour la reprise des rapports sexuels.


L’incontinence urinaire est fréquente après un accouchement. Elle est corrélée à l’âge de plus de 30 ans, à l’utilisation de forceps, aux nombres de grossesses, à la durée du travail et à la présence d’une incontinence urinaire pendant la grossesse.

L’incontinence anale augmente chez les femmes accouchées avec une durée de phase expulsive longue, un gros poids du bébé, lors d’utilisation de ventouse, le plus grand facteur de risque étant l’utilisation de forceps.

Les fuites urinaires et anales sont dues à l’étirement des structures neuro-musculaires du périnée, suite au passage du bébé. Elles évoluent souvent favorablement.

L’accouchement par voie basse et l'âge de la maman sont considérés comme les facteurs de risque principaux pour les prolapsus.

Si les problèmes persistent au contrôle des 6 semaines il est important d'en parler à son gynécologue. Des séances de physiothérapie du périnée pourront être prescrites afin de renforcer le périnée (électrostimulation, biofeedback, exercices) et mettre en pratique les nombreux conseils de rigueur.